Au début de l’année 2020, un vent d’euphorie soufflait sur l’immobilier. Agences, notaires, journalistes spécialisés : tous saluaient 2019 comme une année de records. Les paris étaient ouverts sur une nouvelle envolée en 2020. Mais l’arrivée de la Covid-19 a tout balayé, installant une vague d’incertitude sans précédent.
Les conséquences du coronavirus sur le marché immobilier
Impossible d’ignorer le choc provoqué par la pandémie sur le secteur immobilier. Les prédictions optimistes des mois précédents ont volé en éclats. L’ambiance s’est assombrie : les professionnels multiplient les signaux d’alerte, tandis que nombre de particuliers hésitent à lancer un nouveau projet. D’un côté, la prudence est de mise, de l’autre, certains se retrouvent carrément exclus du marché. La confiance des bailleurs vacille. Chez les investisseurs locatifs, c’est la retenue qui prime : le climat économique et social, en net repli, pousse à la prudence, voire à l’attentisme.
Les transactions ralentissent. Le marché tourne au ralenti, et même la baisse des taux d’intérêt, loin de stimuler, pourrait finir par refroidir les organismes de financement. Une menace plane : celle d’une spirale déflationniste qui fragiliserait encore plus le secteur.
Le comportement des acheteurs et vendeurs immobiliers face à la crise
Difficile d’imaginer un retour à la normale immédiat. Si la crise sanitaire devait s’éterniser en 2021, le nombre d’acheteurs risquerait de s’effriter, même si l’immobilier conserve son image de valeur refuge. Les prix des logements pourraient fléchir, et beaucoup de vendeurs préféreront mettre leurs projets entre parenthèses, attendant des jours meilleurs et surtout l’embellie post-crise pour tenter de compenser les ventes ou achats reportés.
Le climat général, plombé par l’incertitude, pèse autant sur l’économie que sur le moral. Est-il judicieux de miser sur l’immobilier en pleine tempête ? Difficile à dire. Pour certains, patienter jusqu’à une stabilisation réelle reste la meilleure option, quitte à repousser leurs ambitions. Investir sur le long terme peut sembler risqué, voire pénalisant, dans ce contexte mouvant.
Un constat s’impose : seuls les vendeurs pressés par le besoin de liquidités accepteront de céder leur bien à perte. De leur côté, les acheteurs les plus opportunistes ne manqueront pas d’en profiter. Résultat : la morosité s’installe dans les rangs de l’immobilier, chaque acteur cherchant ses repères dans un paysage profondément bouleversé.
La scène est posée : l’immobilier attend son rebond, suspendu à l’évolution d’une crise qui redessine sans ménagement la carte du risque et de l’opportunité.

