Prêt immobilier : quels revenus sont pris en compte ? Décryptage complet

1 500 euros nets par mois peuvent ouvrir la porte d’un crédit immobilier, tandis qu’une prime de 5 000 euros isolée n’aura souvent aucun poids dans la décision d’une banque. Les revenus locatifs, eux, trouvent leur place dans la balance si leur régularité convainc. Pour les indépendants, la règle est souvent la même : trois années de revenus à l’appui, sous l’œil attentif du conseiller bancaire. Dans les coulisses, les règles du Haut Conseil de Stabilité Financière s’imposent, mais chaque établissement affine ses propres critères, parfois plus stricts, parfois plus souples. Au bout du compte, valoriser ses revenus devient une étape déterminante, parfois pleine de surprises, dans l’aventure du prêt immobilier.

Comprendre pourquoi les banques analysent vos revenus pour un prêt immobilier

Avant qu’une banque ne s’engage dans l’aventure d’un prêt immobilier, elle examine à la loupe la solidité financière du candidat. Ce n’est pas un détail : la capacité d’emprunt constitue la charpente du projet. Sa mission : s’assurer que vos ressources permettront de rembourser chaque mensualité, sans faillir sur la durée.

Plusieurs critères entrent en jeu pour évaluer cette capacité. Les revenus, bien sûr. Mais aussi l’ensemble des charges : crédits en cours, pensions alimentaires, loyers, rentes, cotisations d’assurance, charges de copropriété, impôts locaux. L’établissement rassemble tous ces éléments pour calculer le fameux taux d’endettement, chiffre clé du dossier. Voici comment il se décompose :

  • Taux d’endettement = (charges / revenus) x 100

La règle du secteur est simple : rester sous la barre des 35 %. Cette limite, fixée par le Haut Conseil de Stabilité Financière, vise à protéger les ménages contre le surendettement et à maintenir l’équilibre du système bancaire.

Si vous déposez une demande de crédit à deux, les revenus du co-emprunteur s’ajoutent aux vôtres. La capacité d’emprunt grimpe, mais les charges du second dossier sont intégrées, elles aussi. Chaque justificatif passe au crible : bulletins de salaire, relevés de compte, attestations diverses. Ce jeu d’équilibre entre revenus stables et charges maîtrisées détermine la suite donnée à la demande.

Quels types de revenus sont réellement pris en compte dans le calcul de votre capacité d’emprunt ?

Pour accorder un prêt immobilier, la banque ne s’arrête pas au montant brut indiqué sur le bulletin de salaire. Elle décortique la provenance et la stabilité des revenus. Le salaire fixe d’un CDI ou d’un fonctionnaire ? Pris en compte dans son intégralité. Même logique pour une pension de retraite, une rente à vie ou une prestation compensatoire. Ces flux, prévisibles et réguliers, inspirent confiance.

La situation diffère pour les autres profils. Les travailleurs indépendants, artisans, commerçants, professions libérales, micro-entrepreneurs, doivent généralement fournir trois à cinq années de résultats stables pour que leurs revenus soient retenus. Les revenus locatifs, eux, sont intégrés à hauteur de 70 % : prudence oblige, pour anticiper les éventuels impayés ou vacances locatives.

Voici les principales sources de revenus et leur traitement par les banques :

  • Les primes exceptionnelles, heures supplémentaires, remboursements de frais professionnels ou revenus ponctuels : souvent exclus, car jugés trop incertains.
  • Les allocations sociales : acceptées seulement si elles sont garanties sur la durée du prêt.
  • Les dividendes ou revenus financiers : intégrés s’ils se répètent d’année en année et restent suffisamment élevés.

Au final, seuls les revenus réguliers, justifiés, et dont la pérennité ne fait pas débat, sont réellement pris en compte dans le calcul de la capacité d’emprunt.

Salaires, primes, loyers, dividendes : comment chaque source de revenu est évaluée par les établissements prêteurs

Le salaire fixe, versé chaque mois à un salarié en CDI ou à un fonctionnaire, reste la référence pour les banques : cette ressource stable est intégrée à 100 % dans le dossier. Les éléments variables, comme les primes sur objectifs ou les commissions, n’entrent en ligne de compte que si elles sont récurrentes sur plusieurs années et que l’ancienneté professionnelle rassure le prêteur. À l’inverse, les primes exceptionnelles ou les heures supplémentaires ponctuelles sont systématiquement écartées, car leur caractère temporaire ne garantit rien sur le long terme.

Les revenus issus de la location immobilière sont appréciés avec prudence : seuls 70 % des loyers bruts sont comptabilisés, pour se prémunir contre les risques de non-paiement ou de vacance. Seuls les biens détenus en direct et correctement déclarés à l’administration fiscale sont pris en considération. Côté revenus financiers, dividendes et placements peuvent renforcer le dossier s’ils témoignent d’une vraie régularité sur plusieurs exercices consécutifs. La volatilité des marchés oblige les banques à une vigilance accrue : l’historique fait souvent la différence.

Les allocations sociales, pensions ou aides versées sur le long terme, sont parfois intégrées, mais seulement si leur versement couvre toute la durée du prêt. Les banques restent intransigeantes : la stabilité des flux prime, bien avant leur montant affiché. Chaque dossier est passé au tamis, chaque justificatif soigneusement vérifié avant de donner le feu vert.

Homme discutant avec conseiller bancaire dans une agence moderne

Normes HCSF et critères bancaires : ce qui peut faciliter ou limiter l’accès au crédit immobilier

Impossible d’ignorer les garde-fous imposés par le Haut Conseil de Stabilité Financière. Depuis la dernière mise à jour des règles, le taux d’endettement ne doit jamais franchir le seuil des 35 % des revenus nets, assurance comprise. Cette limite ferme bloque de nombreux candidats dès le début de l’étude de leur dossier. Les banques l’appliquent sans exception, sauf rares cas, par exemple pour certains investisseurs en locatif.

L’apport personnel compte énormément. Plus il est élevé, plus le projet rassure. Avec 10 à 20 % d’apport, le dossier inspire confiance et donne accès à des conditions de prêt plus favorables. À l’inverse, un faible apport amène la banque à tout passer au peigne fin : stabilité professionnelle, habitudes bancaires, gestion des comptes, tout est analysé.

L’historique de crédit ne passe jamais inaperçu. Un incident, même ancien, peut peser lourd. À l’inverse, des comptes bien gérés, sans découvert, et des remboursements effectués dans les temps : autant d’arguments pour convaincre. La stabilité professionnelle reste un point d’ancrage. CDI, ancienneté, secteur porteur : chaque détail compte.

Pour ceux qui souhaitent mettre toutes les chances de leur côté, faire appel à un courtier spécialisé peut s’avérer judicieux. Connaissant les attentes des établissements bancaires, il affine le dossier, optimise le montage financier et anticipe les freins éventuels. Les critères sont multiples, la sélection, rigoureuse. Mais chaque projet solide finit par trouver sa voie, souvent là où on ne l’attendait pas.

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